Un bon sol pour les plantes : engrais, compost, humidité : tout savoir.

Il existe de nombreux principes qui permettent d’enrichir le sol. Avant d’évoquer l’engrais, il est important d’évoquer le compost et l’appréhension de l’humidité dans votre jardin… Des techniques à connaître mais simples pour un jardin resplendissant de verdure et de fleurs !

Ce qu’on appelle « bon sol » est une terre limoneuse (moyennement lourde). Les sols sableux légers et les sols lourds fortement calcaires ou argileux doivent être améliorés.
La couche d’humus avec ses nombreux micro-organismes ne peut se former que là où la teneur en eau est équilibrée et où le sol est bien aéré. L’humus s’épuise continuellement et doit être reconstitué régulièrement.
Les sols lourds et drus retiennent l’humidité, se réchauffent lentement et laissent difficilement passer l’air.
Les sols légers et sablonneux tendent à s’assécher, les substances nutritives s’échappent facilement.

Tout savoir sur la gestion du sol au jardin

Sol lourd ou sol léger : comment améliorer le sol de plantation ?

Ainsi au sol lourd mélange-t-on de la tourbe blonde (elle ne se décompose pas si vite que la tourbe noire), des flocons de matière synthétique imperméables ou du compost pas encore tout à fait décomposé. Ces procédés d’amélioration ne doivent pas être utilisés trop chichement, la couche de tourbe aura, par exemple, environ six centimètres d’épaisseur, et ne doivent être employés que sur la couche supérieure du sol.

Les mêmes procédés peuvent être employés pour des sols légers, cependant ici les flocons de matière synthétique seront perméables.

La vie dans la couche d’humus ne sera maintenue que si on parsème le sol régulièrement de compost ou d’une autre matière organique que l’on mélange superficiellement avec la terre. Il suffit pour cela de griffer le sol en surface.

Le compost

C’est avec le compost que la couche d’humus du sol peut être fabriquée et conservée.

D’une part, les nombreuses substances nutritives qui avaient été enlevées au sol lors des récoltes potagères ou par les plantes qui grandissent et épuisent le sol lui sont restituées grâce au compost.

D’autres part, on récupère ainsi les déchets venant du jardin. L’action du compost est identique à celle de la nature elle-même : les parties de plantes mortes sont de la nourriture pour les micro-organismes qui transforment ces matières en une substance à nouveau assimilable par les plantes. Du fait du manque de place et de certaines lois locales, on ne trouve plus de tas de fumier chez les particuliers en campagne. On trouve par contre, des silos en métal ou en matières plastique (pas de bois qui ne se conserverait pas) dans lesquels sont déposés tous les déchets dont les sources sont multiples : les déchets du jardin (sauf ceux provenant de plantes malades), les déchets ménagers (sauf les os), les feuilles et les résidus de tonte de gazon. Tous ces déchets sont disposés en couches de trois à cinq centimètres et si possible aérées dans un composteur.

Il convient d’ajouter entre chaque lit une couche de compost déjà décomposé qui amène les bactéries nécessaires à la décomposition du tout. Air, chaleur et humidité sont les trois éléments nécessaires à la fermentation et à la décomposition. Au bout de huit semaines et après avoir été remué au moins une fois, le compost est prêt à être répandu sur le sol. Bien qu’il ne soit pas encore terre arable, c’est une nourriture appréciable. Il existe aussi des accélérateurs de fermentation, appelés également activateurs de compost (utilisables d’ailleurs en agriculture biologique), avec lesquels on arrose les déchets. Pour éviter les risques de pourrissement, on peut ajouter de la chaux.

Pour en savoir plus sur la gestion du compost, n’hésitez pas à consulter nos articles :  » Composter son jardin en un tour de main  » et  » Découvrez le lombricompostage « .

L’humidité du sol de jardin

Les plantes ne poussent rapidement et sans maladie que si le taux d’humidité nécessaire est respecté. Chaque espèce exige pour son développement une quantité d’humidité spécifique. Il serait erroné de traiter toutes les plantes de la même façon.

Travailler la terre : une étape importante pour conserver l’humidité

Dans chaque jardin, il y a des endroits ombragés, à demi-ombragés et ensoleillés. Les sol est donc inégalement humide. Les moyens d’améliorer le sol agissent si chaque espèce de plante reçoit le degré d’humidité qui lui convient.

Une surface de sol durcie laisse s’évaporer plus d’eau par capillarité que lorsqu’elle est affinée (allégée). Crocheter (ou biner) le sol est ainsi la meilleure protection contre l’évaporation.

Un sol bien travaillé en surface, meuble et bien émietté, attire beaucoup plus les eaux profondes par capillarité.

Le paillage : une couverture pour le jardin

Une autre possibilité pour se protéger de la perte d’humidité consiste à placer une couche protectrice entre l’air et le sol : un paillis de déchets végétaux. C’est d’ailleurs dans les jardins potagers que cette technique est la plus utilisée : une couverture du sol avec des feuilles, des déchets de tonte, du fumier pailleux, du compost pas complètement décomposé ou de la tourbe. C’est dans ce microclimat à la fois chaud et humide, produit par la couverture que se trouvent les conditions idéales de développement des bactéries du sol et des micro-organismes. De la belle terre brune débarrassée de toutes feuilles tombées et d’autres restes de plantes n’est pas si bonne pour les plantes. Le sol doit vivre. Tous les déchets de la nature servent à la micro-flore et à la micro-faune, tels les insectes, en tant  que nourriture. En très grand nombre, ils peuplent la partie supérieure du sol, la remuent, l’aèrent, rassemblent l’azote et transforment les matières premières en une forme assimilable par les plantes. La vie du sol ne peut cependant pas exister, s’il n’y as pas suffisamment de nourriture et d’humidité.

L’arrosage : un indispensable pour les plantes

Une nourriture végétale donne de la nourriture et protège le sol contre le soleil qui dessèche et les averses qui inondent. Les plantes s’adaptent également aux conditions d’humidité qui leur sont imposées. Si, au début, on ne leur donne que le minimum d’humidité exigé, elles développent leurs racines dans des couches plus profondes du sol pour emmagasiner plus d’eau. Ainsi sont-elles mieux protégées pendant les périodes de sécheresse. Au contraire, les plantes qui ont toujours eu suffisamment d’humidité ne forment qu’un réseau superficiel de racines, ce qui les rend plus fragiles pendant la sécheresse. Si le sol est devient trop sec, il faut un arrosage complet de sorte que même les couches inférieures du sol soient imprégnées. Des petits arrosages, même fréquents ne servent à rien : la partie supérieure se transforme en boue et l’eau ne pénètre plus dans les couches moyennes du sol. Il faut donc arroser en grandes quantités en une seule fois, en pluie fine. Il semble évident de pas arroser alors que le soleil brille ou pendant les heures chaudes de la journées : le matin et le soir sont les moments les plus propices.

Il existe de nombreux système pour récupérer les eaux de pluies et effectuer une réserve d’eau. On parle alors de cuves à eau ou de récupérateurs d’eau de pluie.  Il existe également des cuves à eau décoratives qui ne gâchent en rien l’esthétisme de votre jardin.

Pour en savoir plus sur les techniques d’arrosage, n’hésitez pas à consulter nos articles :  » L’arrosage automatique : comment choisir ?  »  » Mes astuces pour limiter l’arrosage au jardin  »  » Quelques conseils astucieux pour un arrosage réussi  »

Les engrais pour vos plantes

Les engrais pour vos plantes

Le moyen organique d’amélioration du sol est l’apport de fumier, de compost, de sang déshydraté, de poudre d’os ou poudre de corne.
Ces noms peuvent paraître « barbares » mais de nombreux engrais incorporant ces différents apports sont disponibles sous forme de granules :
– le Sang séché en granulés, utilisable en agriculture biologique qui stimule la croissance des végétaux et favorise le reverdissement immédiat du feuillage.
– le Fumier déshydraté, excellent allié au jardin pour contribuer au développement des fleurs, fruits et légumes (contrairement au fumier frais, il est inodore, facile à manipuler et pourtant naturel)
Ces produits sont à la disposition des plantes uniquement après la transformation des micro-organismes et des petites particules vivantes se trouvant dans la couche d’humus. Renoncer au moyens organiques de fumure et n’utiliser que des engrais minéraux signifierait retirer à la vie de la couche d’humus le fondement de son existence. Un sol dur, froid et mal aéré en serait la conséquence.

Un autre avantage de la fumure organique consiste en ce qu’un brusque excès ne signifie pas immédiatement la mort pour la plante. Une des fumures organiques est la « fumure verte« . Il s’agit, déjà plus, d’un moyen d’améliorer le sol. Ce moyen consiste à cultiver certaines plantes collectant l’azote du sol : haricots, luzerne (qui convient comme fourrage  pour les lapins, chevaux et ânes ou comme engrais vert), aulne etc…

Les engrais minéraux se dissolvent assez vite dans le sol et pour cela sont conseillés pour pallier rapidement un manque de substances nutritives.

Azote, potasse et phosphate sont les substances nutritives les plus importantes des plantes. A cela s’ajoutent encore des traces d’oligo-éléments. Les engrais minéraux proposés contiennent les trois substances nutritives essentielles associées sous différentes formes, dosées selon les besoins des groupes de plantes.

Le contenu en azote (N), phosphate (P) et potasse (K) est donné en pourcentage sur les paquets, par exemple : 15/9/15.

Les composants sont placés dans les engrais proposés de nos jours dans des supports qui ne libèrent que progressivement les substances nutritives. Par un choix judicieux, les fumures spécifiques peuvent être rendues possibles. Les engrais minéraux se dissolvant rapidement doivent être exactement dosés pour éviter d’endommager les racines.

L’azote pour le feuillage et les bourgeons

L’élément moteur de toute croissance de plante est l’azote. Il est essentiel pour la formation du feuillage et des bourgeons. Il existe de l’azote dans différentes combinaisons et particulièrement sous forme organique, comme par exemple « la poudre de corne ».
On retrouve de l’azote 100% organique dans les engrais universels proposés par Willemse : une action naturellement progressive permettant de limiter le risque de lessivage des sols… Et utilisable en agriculture biologique.
Certains engrais sont également adaptés à des types de cultures spécifiques… Les engrais pour plantes aromatiques disposent d’une action longue, riche en azote organique et en potasse pour privilégier un feuillage vert et dense.

Le phosphore pour les racines et les fleurs

Le phosphore est nécessaire aux plantes pour la formation des racines, des fleurs et le mûrissement des fruits.

La potasse pour de gros fruits savoureux

Avec la potasse, la croissance des plantes peut être freinée, ce qui peut être corrigé par des conditions climatiques satisfaisantes ou une adjonction d’azote dans une proportion telle que les plantes ne se développent pas de façon « sauvage ». La grosseur des fruits et leur goût sont favorablement influencés par la potasse.
Nous vous conseillons les engrais pour fraisiers et petits fruits ou les engrais pour agrumes.

Les différents modes de fertilisation du sol de jardin

L’état du sol est caractérisé par son phosphore. Ce n’est que si le phosphore est relativement bas, que les plantes peuvent absorber l’eau et les substances nutritives. La teneur du sol en calcaire indique s’il peut être considéré comme acide ou alcalin. On corrige le sol trop acide en ajoutant de la chaux (calcaire), et le sol trop alcalin en ajoutant de la tourbe. Il existe toutefois d’autres façon de fertiliser:

Fertilisation de fond ou fertilisation détournée

Quelque temps avant de planter, on mélange un agent fertilisateur au sol, et ce, pas trop superficiellement. L’agent fertilisateur devra se trouver au niveau des racines. Pour ce genre de fertilisation, il faudra de préférence, choisir parmi les sortes d’engrais, ceux qui libèrent les substances nutritives à retardement comme les engrais à libération progressive.

Fertilisation de démarrage

Le nom de ce type de fertilisation en indique bien les buts. Juste avant d’être plantées, les jeunes plantes doivent être arrosées d’engrais dans leurs pots ou dans la couche. Elles poussent ainsi plus vite après leur mise en terre que celles qui n’ont pas été arrosées. Il faut alors mettre de l’engrais liquide que l’on peut doser exactement.
Ces types d’engrais sont souvent issus d’un mélange d’éléments nutritifs naturels (extrait de betterave, de guano marin et d’algues brunes) pour favoriser le développement racinaire.

Fertilisation en cours de végétation

L’adjonction d’engrais à certains stades précis du développement de la plante en augmente la résistance (et en avance la récolte dans le cadre du potager ou des arbres fruitiers).
Cette fertilisation améliore nettement les résultats (même si elle est pratiquée juste avant le cueillage des fruits ou la récolte des légumes).
Il faut cependant veiller à ce qu’aucun grain d’engrais ne reste sur les plantes si elles sont vouées à être cueillies. Ces grains peuvent provoquer des brûlures et il est important que les enfants par exemple en soient éloignés.
Dès lors il existe une multitude d’engrais adaptés aux différentes typologie de plantes : engrais pour vivaces, engrais pour potager, engrais pour géraniums, engrais pour bambous, engrais pour arbustes, engrais pour rosiers
Certains engrais en bâtonnets permettent également une libération progressive d’oligo-éléments (pour une amélioration de la croissance et floraison des arbustes, fruitiers, rosiers…).
Au contraire pour fertiliser les feuilles, on arrosera les plantes avec des solutions de sels nutritifs. La fertilisation par les feuilles atténue ou empêche, en utilisation régulière, l’arrêt de croissance ou les insuffisances par manque d’éléments nutritifs.

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