La reconnaissance de plantes : les familles

Reconnaitre une plante, ce n’est pas facile ! 

Cependant, on peut tout de même, avec un peu de bon sens et quelques clés de compréhension, arriver très vite à des résultats surprenants ! Et c’est tellement chouette d’apprendre ! On va vous y aider ! 

La classification de base

Dans la taxonomie, il existe des niveaux : règne, classe, ordre, famille, genre

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est de reconnaître la famille d’une plante à fleur : parce que c’est par là qu’un botaniste commence, pour ensuite déterminer le genre, l’espèce, et éventuellement la variété.

Juste sous le règne végétal, on distingue 4 lignées :

  • Les Bryophytes, qui sont des plantes sans racines, sans éléments conducteurs de sève et sans fleurs, assurant leur reproduction par spores : les mousses et les sphaignes, par exemple.
  • Les Ptéridophytes, sont des plantes avec racines et éléments conducteurs de sève, mais sans fleurs et assurant aussi leur reproduction par spores, comme les fougères.
  • Les Gymnospermes, qui sont des plantes à fleurs, mais à ovules et graines nus, telles que les pins ou les sapins.
  • Et enfin les plantes à fleurs, dites Angiospermes, dont les graines ou l’ovule sont logés dans un ovaire fermé.

Ce sont celles qui nous intéressent aujourd’hui. Chez les angiospermes, il y a les monocotylédones et les dicotylédones.

Comment reconnait-on une plante monocotylédone, d’une dicotylédone ?

Les cotylédons, ce sont les premières feuilles qui apparaissent, à la naissance d’une plante, et qu’elle perd assez vite ensuite. Pour les monocotylédones il y en a un (comme le blé ou le maïs) et pour les dicotylédones deux.

Une fois que la plante n’a plus ses cotylédons il faut regarder au niveau des feuilles. Les monocotylédones, une fois adulte, ont des feuilles dont les nervures sont parallèles : ce sont souvent des feuilles qui ressemblent à une herbe. Les plantes dicotylédones ont des feuilles dont la nervure principale est ramifiée : ce sont des herbacées, des arbrisseaux, des arbustes… 

Voilà, vous avez la clé pour reconnaître presque à coup sûr une plante dicotylédone d’une plante monocotylédone. 

Quelques notions importantes :

Avec une fleur il suffit souvent de suivre, en connaissant les principales différences, quelques règles de base et on trouve en général la famille, ce qui est déjà pas mal !

Par exemple, une dicotylédone, dont les fleurs ont les pétales soudés, sont régulières et en clochette, c’est à coup sûr une Ericacée – la famille des bruyères. Une monocotylédone, dont les fleurs sont irrégulières ? C’est une Orchidacée. Une fleur régulière, à fleurs colorées, à ovaires infères et 6 étamines ? C’est une Amarylidacée. 

Voici alors quelques caractéristiques à reconnaître pour trouver la famille d’une fleur.

Fleur régulière ou irrégulière ? 

Une fleur régulière, c’est une fleur qui a plusieurs axes de symétrie – et irrégulière, une fleur qui n’en a qu’un.

Un Géranium versicolor est dit fleur régulière. On peut la découper selon de nombreux axes de symétrie. Ou dit autrement, si vous regardez la photo à l’envers, vous la reconnaissez aussi. 

Une orchidée, est une fleur irrégulière. On ne peut découper en symétrie que sur son axe vertical. Une fleur de cette orchidée, vue à l’envers, ne ressemble pas à la même fleur à l’endroit.

Pétales soudés ou libres ? 

Le liseron est une fleur dite gamopétale, soit aux pétales soudés entre eux. Les pétales libres, c’est donc l’inverse, ils se détachent les uns des autres comme chez une rose. 

Ovaire infère ou ovaire supère ? 

Les fleurs à ovaire infère vont faire un fruit dans l’ovaire qui est placé sous les sépales, les fleurs à ovaire supère ont l’ovaire placé au-dessus des sépales.

Sur cette Cucurbita, on voit bien le fruit qui se développe sous les sépales de la fleur ! Alors que sur ce Papaver, on voit déjà la capsule qui contient les graines et qui est bien au-dessus des sépales.

cucurbita
papaver
ancolie éperon
Avec éperons ou sans ?

Une ancolie possède des éperons à l’arrière. Dans la pratique, la présence ou non d’un ou de plusieurs éperons vous permettra de distinguer à coup sûr une Fabacée d’une Violacée.

Cas particulier des fleurs en capitule 

Le capitule est un type d’inflorescence. Les fleurs sont en réalité réunies en capitule : ce sont ces minuscules fleurs jaunes au milieu !

C’est un cas vraiment particulier, et qui vous permet d’identifier à coup sûr une dicotylédone de la (très grande) famille des Astéracées ! 

Feuilles alternes, opposées, basales 

Pour reconnaître aisément les feuilles alternes et opposées.

Et enfin, les feuilles basales sont des feuilles attachées à la base de la plante, comme sur le pissenlit par exemple. 

Une Primula, dont on distingue bien les fleurs régulières, les pétales soudés et les feuilles basales aux nervures ramifiées. Merci pour l’image, Apalca!

primula fleurs blanches

Pour résumer

monocotylédone

Les monocotylédones, les clés d’identification et des exemples de plantes avec leur nom commun – on appelle ça nom vernaculaire, soit dit en passant, mais vous avez eu assez de science pour aujourd’hui peut-être ?

À partir de là, c’est simple : Une monocotylédone, dont les fleurs sont irrégulières ? C’est une Orchidacée. Une fleur régulière, à fleurs colorées, à ovaires infères et 6 étamines? C’est une Amarylidacée.

NB : n’hésitez pas à ouvrir ce schéma dans un onglet de votre navigateur, c’est plus facile à lire ! 

dicotyledones

Les dicotylédones avec les clés d’identification et des exemples de plantes.

Même chose, en à peine plus compliqué : Une dicotylédone, dont les fleurs sont régulières à pétales soudés et dont les feuilles sont basales, c’est une Primulacée, comme la primevère, par exemple.

NB : n’hésitez pas à ouvrir ce schéma dans un onglet de votre navigateur, c’est plus facile à lire !

Pour aller plus loin, un petit tour sur un article de l’association suisse Plantes et vie qui nous a pas mal inspiré : ici.

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Apprenez tous les schémas, et interrogation orale demain dans les prés ! ?

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