Micro-jardin dans les grandes villes
Micro-jardin dans les grandes villes

 Les micro-jardins urbains qui changent les grandes villes 

Les villes, ces espaces faits de béton, de verre et de bitume. Le vert peine à y trouver sa place. Parcs, squares, arbres d’alignement, quelques solutions collectives existent, mais comment profiter de son propre écrin de verdure, lorsque le seul accès à l’extérieur se résume à un balcon de quelques mètres carrés seulement ? La réponse tient en trois mots : les micro-jardins urbains. Que se cache-t-il derrière ce concept et comment le concrétiser ? La réponse dans notre dossier.

Qu’est-ce que les micro-jardins urbains ?

Une définition simple

Si l’on décortique chaque élément, les micro-jardins urbains sont tout simplement de petites zones végétalisées au sein d’un espace citadin. Ils s’adaptent aux contraintes strictes de la vie urbaine. Dans la pratique, ils prennent alors la forme d’une jardinière accrochée à une fenêtre, d’un mur végétal sur un balcon étroit ou même de quelques pots alignés sur un toit-terrasse.

Les avantages des micro-jardins urbains

Ajouter un coin de verdure à son extérieur citadin recèle de nombreux atouts :

  • Il apporte de l’apaisement et contribue à diminuer le stress provoqué par les grandes villes chargées de contraintes quotidiennes et saturées de bruits et d’images.
La définition de micro-jardin
  • Les végétaux absorbent le dioxyde de carbone. Ils contribuent ainsi à filtrer une partie de la pollution de l’air.
  • De façon contre-intuitive, les micro-jardins urbains sont de vrais îlots protecteurs pour la biodiversité. En effet, prises dans leur ensemble, les fleurs permettent de nourrir les insectes pollinisateurs. Dénuées de pesticides délétères, elles sont également moins nocives que dans les grands champs cultivés, pourtant situés en campagne.
  • Enfin, dans une certaine mesure, vous pouvez produire votre propre nourriture. Les radis, les tomates cerises ou les herbes aromatiques poussent très bien en pot. C’est une activité très gratifiante. De plus, vous savez d’où vient ce que vous mangez.

Un concept rafraîchissant

Pris un par un, les micro-jardins urbains isolés semblent insignifiants. Pourtant, si on les considère dans leur globalité, ces écrins de verdure solitaires permettent également de lutter activement contre un phénomène appelé les “îlots de chaleur“.

Ce terme technique désigne les zones urbaines où la température est excessivement élevée. Ainsi, au cours de la journée, les matériaux de construction emmagasinent la chaleur du soleil. En la restituant ensuite en soirée et dans la nuit, ils empêchent alors les températures de diminuer. À l’inverse, grâce au phénomène d’évapotranspiration, les plantes perdent de l’humidité par leurs feuilles, contribuant ainsi à rafraîchir l’air ambiant. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on est si bien à l’ombre d’un arbre en pleine chaleur estivale.

Dès lors, qu’il s’agisse de quelques fleurs en jardinières ou d’un balcon planté, vous pouvez ainsi faire baisser la température de votre logement en été ; même s’il ne s’agit que de quelques dixièmes.

Un concept rafraichissant

Comment réussir votre micro-jardin urbain ?

Dans la pratique, réaliser un micro-jardin urbain n’a rien de très différent de l’aménagement d’un massif ou d’une bordure. Il existe cependant certaines particularités. Voici quelques règles à respecter.

Evaluer l'exposition au soleil

Évaluez votre exposition au soleil

Observez votre espace avec attention. Combien d’heures de soleil direct recevez-vous par jour ? Le soleil du matin est doux et bénéfique. Le soleil de l’après-midi, quant à lui, est souvent brûlant. Choisissez vos futures plantes en fonction de cette lumière. Une plante d’ombre mourra très vite en plein soleil. A contrario, une plante de soleil s’étiolera à l’ombre.

evaluer l'impact du vent

Pensez à l’impact du vent

En hauteur, sur les balcons, le vent souffle plus fort. Il assèche plus rapidement le substrat des plantes ainsi que leur feuillage. Il peut aussi renverser les pots légers. Pensez à fixer solidement vos jardinières à la rambarde. Enfin, choisissez des plantes résistantes aux courants d’air.

Evaluer le drainage des plantes

Assurez toujours un drainage suffisant

Rares sont les végétaux qui apprécient l’excès d’humidité, et l’eau stagnante fait bien souvent pourrir les racines des plantes. Pour éviter ce désagrément, utilisez exclusivement des pots percés au fond. Placez une couche de billes d’argile au fond de chaque conteneur. En plus de conserver une légère humidité dans le substrat, ces petites billes poreuses laissent l’eau s’écouler librement. Attention cependant : au moment de leur installation, elles peuvent aussi obstruer les trous d’évacuation. Apposer un grillage à mailles fines au préalable permet de pallier le problème.

Surveiller le poinds des installations

Surveillez le poids de vos installations

Sur un balcon suspendu, le poids total est limité. Renseignez-vous sur la charge maximale autorisée par votre immeuble. N’utilisez jamais la terre d’un jardin classique (appelée terre végétale). Elle est beaucoup trop lourde et trop compacte. Utilisez plutôt un substrat adapté. Choisissez un terreau spécifique pour jardinières, car il est très léger.

Respecter la législation

Respectez la législation

L’installation de jardinières au balcon peut être interdite par un arrêté municipal ou un règlement de copropriété. Renseignez-vous avant d’aménager votre balcon ou toit-terrasse. De plus, au regard de la loi (article 1240 du Code civil), si un accident devait être provoqué à cause d’un objet tombant de votre balcon, vous seriez tenu pour responsable. Pensez-y au moment de fixer vos jardinières.

Quelles sont les plantes les plus adaptées aux espaces restreints ?

Pour les balcons très ensoleillés

Optez pour les plantes d’origine méditerranéenne comme le thym, le romarin ou la lavande. Elles résistent parfaitement à la chaleur estivale et elles demandent très peu d’eau. Sédums et joubarbes viendront compléter votre tableau végétal urbain. Ces plantes grasses succulentes possèdent des feuilles charnues qui stockent l’eau. Elles survivent donc plus facilement aux sécheresses et aux oublis d’arrosage.

Pour les balcons très ensoleillés

Pour les espaces à l’ombre (exposés au nord)

Ces zones ont une faible lumière. Vous pouvez alors choisir des végétaux originaires des sous-bois comme les fougères ou les hostas qui sont parfaites pour les espaces ombragés. Les plantes de terre de bruyère sont également de très bonnes candidates pour un balcon exposé au nord. Azalées, camélias, Pieris, ou encore érables du Japon viendront illuminer votre écrin de verdure miniature.

Pour les balcons à l'ombre

Pour exploiter la verticalité

En ville, la surface au sol est rare et précieuse. Mais rien ne vous empêche d’utiliser vos murs. N’hésitez pas à y faire grimper des plantes pour créer un écran vert. Le jasmin étoilé est un excellent choix. Son feuillage reste vert toute l’année. De plus, ses petites fleurs blanches exhalent un parfum envoûtant et parfument l’air tout l’été.

La clématite est une autre très bonne option. Elle offre de grandes fleurs spectaculaires au printemps.

Quel que soit votre choix, afin de faciliter le développement de vos plantes grimpantes, pensez à installer un treillis contre le mur. Vous pourrez ainsi guider vos sujets plus facilement.

Exploiter la verticalité

Pour cultiver un mini-potager urbain

Envie d’un potager en pleine ville ? C’est tout à fait possible. Radis, salades, carottes, il existe de nombreux légumes pouvant se cultiver en pots. Plantez également des pieds de tomates cerises qui sont souvent très productifs. Choisissez de préférence des variétés dites “déterminées”. Elles ont l’avantage de rester naturellement petites et buissonnantes.

N’oubliez pas non plus les plantes aromatiques comme le basilic, le persil ou la ciboulette pour la cuisine. Si vous souhaitez cultiver de la menthe, faites-le toujours dans un pot séparé. En effet, ses racines sont extrêmement envahissantes. Elles étoufferont rapidement vos autres plantations.

Cultiver un mini potager
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