Comment identifier le type de terre de votre jardin ?

La terre de votre jardin est un réservoir alimentaire et un support physique. Cette terre est vivante et abrite une faune et une flore composées principalement de micro-organismes. Il est important de connaître les principales caractéristiques de votre sol afin d’y apporter des corrections éventuelles.

Quels sont les différents types de sol du jardin ?

  • Les terres argileuses sont lourdes ; elles deviennent collantes en présence d’eau et dures par temps sec.
  • Les terres limoneuses sont plus instables, lourdes et asphyxiantes en présence d’eau, mais fertiles.
  • Les terres sablonneuses sont faciles à travailler, mais pauvres et rapidement sèches. Il faut régulièrement procéder à un apport d’engrais pour ce type de sols.
  • Les terres calcaires sont drainantes, mais ne gardent pas facilement l’eau et les éléments nutritifs.
    Une bonne terre de jardin appelée aussi  » terre franche  » est équilibrée et riche en matières organiques (qui apportent l’humus).
  • Le précieux humus provenant de la décomposition de matières organiques est l’élément premier de la fertilisation. L’humus participe à un bonne structure du sol et à son équilibre.
Mains féminines avec de la terre travaillant dans un jardin

Comment reconnaître les types de sol?

Quelques indices précieux vous permettront d’appréhender la typologie de sol de votre jardin. 3 éléments clés vous permettront de l’identifier et donc de planter les bonnes variétés de plantes…

Reconnaitre le type de sol en le touchant

Prélevez une boulette de terre que vous malaxez avec de l’eau, si elle devient glaiseuse, votre terre est sans doute à tendance argileuse.

  • Une terre argileuse est lourde, difficile à travailler, peu ou pas perméable et reste humide longtemps.
  • La terre sableuse est légèrement granuleuse au toucher, elle a tendance à s’effriter entre les doigts. Une terre sableuse est plutôt : légère, facile à travailler, perméable et sèche rapidement.
  • Une terre limoneuse est lisse au toucher.
    Une terre franche s’agglomère sous la pression de la main, mais éclate sous l’effet d’un choc.

Reconnaitre le sol du jardin en l’observant

Par temps sec, le sol se fend, c’est ce que l’on appelle des fentes de retrait, elles apparaissent souvent en terre limoneuse.

Si après une petite pluie, vous observez une croûte se former à la surface du sol, il est possible que votre terre soit battante, phénomène fréquemment observé en terre limoneuse.

Si votre terre présente des tâches blanchâtres, versez-y du vinaigre ou de l’acide chlorhydrique, s’il y a effervescence, votre terre est calcaire. Il est souhaitable de la rendre moins alcaline en y apportant du fumier bien décomposé ou de la fiente de poule.

Observez la végétation, elle peut vous renseigner : si poussent spontanément des bruyères, des ajoncs, châtaigniers, digitales, fougères, prêles ou pieris, vous vous trouvez en terre acide ; si vous observez des chardons, des coquelicots, des merisiers, sureaux ou noisetiersla terre est à tendance calcaire.

Connaître le sol du jardin en l’analysant

Demandez en droguerie ou en pharmacie un papier pH, prélevez un échantillon de terre à tester que vous diluez dans un verre d’eau distillée, trempez le papier indicateur qui vous donnera une valeur approchée du pH (coefficient caractérisant le degré d’acidité ou d’alcalinité d’une solution).

Le degré d’acidité ou d’alcalinité d’une terre permet de déterminer le type de plantation à installer, ainsi certaines plantes comme les rhododendrons préfèrent les sols acides.

La correction d’un sol est possible jusqu’à une certaine limite, soit en apportant de la chaux ce qui élèvera le pH (augmente l’alcalinité), soit en apportant de la terre dite de bruyère ce qui réduira le pH (augmente l’acidité).

Une analyse plus fine peut être parfois nécessaire, notamment pour déceler certaines anomalies ou pour optimiser certaines productions.

Une fois les propriétés du sol mieux connues, faut-il travailler dur pour s’adapter à son terrain et se limiter à faire des cultures bien adaptées, ou faut-il essayer à tout prix de changer la nature du sol et faire pousser des plantes pas vraiment adaptées ?

Nos experts horticoles penchent aujourd’hui pour la première approche, c’est-à-dire de respecter ce que la nature nous donne. Ainsi, si votre terrain est calcaire, n’essayez pas d’y introduire des plantes calcifuges (rhododendrons, camélias, azalées, etc.). S’il est toujours possible d’améliorer la terre à long terme, par exemple en fertilisant les sols avec des engrais verts, une terre pauvre, ou avec du terreau de feuille. De manière générale, plus vous éviterez les amendements chimiques, mieux votre terre s’en portera. Un beau jardin est possible partout : il faut savoir faire confiance à la nature.

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